Le Lien | The Link

Nadia Petrolito

Episode Notes

Saison 2, épisode 3 - L'esprit entrepreneurial : votre passeport vers un monde de possibilités

Dans cet épisode, l’animatrice Nicolette Addesa (B.A. 2014; M.Comm 2016), est rejoint par Nadia Petrolito (Licence en droit (LL.L.)), Responsable des opérations juridiques mondiales. Ensemble, elles explorent comment votre esprit entrepreneurial peut vous conduire à des possibilités mondiales. 

Prochainement : Épisode 4 (en anglais) avec Sharon Wong (B.Sc.Informatique), explore avec Philippe Deschamps (B.Sc. 1986), pour discuter l'inspiration pour les entreprises sociales et les étapes de la recherche à la solution.

 

Season 2, Episode 3 - Entrepreneurial Mindset : Your Passport to a World of Opportunities

In this episode, host Nicolette Addesa (BA '14; MComm '16), is joined by Nadia Petrolito (LLL), Global Legal Operations Officer. Together, they explore how your entrepreneurial mindset can lead you to global opportunities. This episode is in French only, but the English transcription is available on our Simplecast platform.

Coming up next: Episode 4 (in English) with Sharon Wong (BSc Comp. Sci) and Philippe Deschamps (BSc '86), as they discuss inspiration for social ventures and the steps from research to solution.

 

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Episode Transcription

Transcription français

English Translation to follow

[musique]

Nicolette Addesa: Bienvenue à cette série intitulée Le Lien. Mettant en vedette les parcours entrepreneuriaux des diplômés de l'Université d'Ottawa du monde entier. Restez à l'écoute et découvrez comment nos invité.e.s provenant de nombreux horizons et donné vie à leurs idées et à leurs passions. Nous allons explorer les mesures qu'ils ont prises, les problèmes qu'ils ont surmontés et les leçons apprises. Je m'appelle Nicolette Addesa et je suis diplômée de l'Université d'Ottawa du programme de communication et je serai votre animatrice lors de cette série.

Nadia Petrolito a été vice-présidente, directrice juridique, chef des communications correspondante éthique et coordinatrice responsabilité sociale des entreprises chez L'Oréal Canada de 2014. Elle a été nommée responsable des opérations juridiques mondial à L'Oréal à partir d'avril 2021. Elle a été membre de plusieurs conseils d'administration et a joué le rôle de mentor pour les employés de L'Oréal, ainsi que pour d'autres femmes en dehors du groupe. Nadia a été nommée parmi les 100 femmes les plus puissantes au Canada en 2017 et elle a reçu l'Ordre de mérite et l'Université d'Ottawa en 2021. Nadia se joint à nous à partir de Paris. Bonjour Nadia, merci d'être parmi nous!

Nadia Petrolito: Bonjour Nicolette, c'est mon plaisir

Nicolette Addesa: Vous avez passé les quinze dernières années chez L'Oréal à Montréal. Vous êtes rapidement devenue leur vice présidente des affaires juridiques. Puis on vous a confié la responsabilité de diriger à la fois les communications en tant que chef des communications corporatives et en tant que correspondante d'éthique pour L'Oréal Canada. La première question pour vous aujourd'hui, comme la plupart des entrepreneurs, vous portez plusieurs chapeaux et vous jonglez avec le nombre de responsabilités. Vous avez étudié le droit à l'Université d'Ottawa, je me demande comment cela a t-il contribué à votre esprit d'entreprise au travail?

Nadia Petrolito: Alors c'est une très belle question, Nicolette. En effet, je pense que quand on est dans une entreprise on est plutôt "intrapreneurial" que "entrepreneurial". Mais, quand même, je pense que l'esprit effectivement d'être un entrepreneur est définitivement là. C'est sur que les expériences que j'ai eues auparavant incluant d'aller à l'Université d'Ottawa faire en sorte que j'ai pu avoir certains atouts acquis. Donc, je pense aller à l'Université d'Ottawa c'était quand même super. C'est dans une ville qui est la capitale du Canada. C'est une ville qui est anglophone et francophone. C'est une ville qui accueille normalement les différentes personnes un peu partout parce qu'on est fait c'est la capitale. Je pense que déjà ça m'a rodez quand même de préparer de pouvoir avoir différentes influences de plus pleine personnes et pleine de différentes personnalités. Donc je pense que déjà là, quand on est entrepreneur comme tu dis, il faut bien s'adapter je crois que tu es de l'adaptation était définitivement naissante à Ottawa et ça continue quand même à travers mon parcours.

Nicolette Addesa: Avec les nombreux chapeaux que vous portez, est ce qu'il y a un élément particulier que vous portez avec vous? Moi, par exemple, dans mon travail j'aime beaucoup être très créative dans mon approche. Est-ce que c'est quelque chose qui vous tient à cœur aussi?

Nadia Petrolito: Définitivement. Donc effectivement c'est ses trois titres je les tenais déjà quand j'étais au Canada et maintenant j'ai un nouveau titre maintenant que je suis à Paris - je suis chef des opérations juridiques. On dira que mondialement je m'occupe de tout qu'est-ce qui les opérations pour le juridique et Dieu sait qu'en effet la créativité joue énormément dans ce que l'on fait en particulier chez L'Oréal.

Donc, comme tu peux imaginer, le domaine en soit les cosmétiques, la beauté, c'est extrêmement créatif. Donc, même si on est un centre de coûts, soyons très clairs, le département juridique est un centre de coûts, je pense qu'il faut toujours regarder comme on dit en anglais "out of the box". Il faut vraiment essayer de voir comment que l'on peut s'adapter avec les affaires et c'est ça qu'est ce que je trouve qu'ils beaucoup plus palpitant et motivant en étant avocat dans un endroit comme L'Oréal, c'est qu'on n'a pas juste à être experte en la matière est d'aller au-delà est vraiment essayé d'être un vrai partenaire d'affaires. Donc vraiment ici de trouver des solutions qui sont dites créatives, toujours effectivement dans les règles de l'art de loi. Mais quand même beaucoup plus créatives que peut-être ailleurs.

Nicolette Addesa: On peut dire aussi que vous pouvez vraiment gérer votre service comme une petite entreprise. il faut un peu sortir des sentiers battus faire preuve de d'une grande rapidité d'exécution qui même est très agile dans votre approche aussi donc je comprends très bien comment la créativité peut s'inviter là dedans. Peut-être que vous pouvez aussi vous parler un peu plus sur vous. Si je me rappelle bien, vos parents immigrés au Canada et vous avez grandi à Montréal, est ce que c'est exact?

Nadia Petrolito: Exactement.

Nicolette Addesa: Puis comment est-ce que cela a influencé la façon dont vous abordez votre travail?

Nadia Petrolito: C'est assez drôle, Nicolette, parce que je parlais avec un de mes collègues ici et de parents immigrants ici aujourd'hui, alors c'est une très bonne question que tu poses.

La réalité c'est que des temps enfants d'immigrants, on est influencé énormément sur notre éthique de travail. Donc c'est des gens normalement qui sont venus dans un pays pour avoir une meilleure vie, pour avoir accès à différentes choses, d'avoir accès à différents emplois, une grande expérience, et donc comment que l'on élève, on éduque nos enfants est très différents que quelqu'un qui est natif du pays. Alors, mes parents est assez strict des deux étant siciliens et en plus italien, et je leur adore énormément, je pensais qu'à cause de soucis, que j'ai à l'éthique de travail qui très très solide. J'ai une certaine sincérité de la façon que je gère mes équipes ou même à la limite que je gère mon travail. Je pense de générosité que mon père m'a beaucoup si appris ça et ma mère m'a appris la vérité. Issus de parents immigrants est pour moi un grand avantage. Je crois qu'en effet j'ai bénéficié énormément de cette dualité entre les parents qui viennent de pays externes et vivre dans un pays qui n'est pas le sien. Donc c'est ça qu'est ce qui est assez intéressant pour moi maintenant, c'est que là je suis en train d'immigrés avec mon mari en France et que ma fille maintenant elle serait effectivement aussi issus de l'immigration mais c'est un peu différent parce que mon mari est en effet français et moi je suis italienne et nous sommes déjà citoyens européens. Mais c'est quand même un nouveau défi et aventure.

Nicolette Addesa: Avant de vous lancer dans le droit, vous avez étudié la sociologie. Comment est- ce que cela a contribué à votre esprit entrepreneurial et à votre façon de travailler avec les gens?

Nadia Petrolito: Une chose qui a énormément de liens entre la sociologie. Pourquoi est- ce que je dis ça? Parce que nous sommes clair que la sociologie c'est vraiment la pratique d'habitude d'une société dont ces comportements, c'est qu'est ce qui fait en sorte que l'on agisse d'une certaine façon, c'est les normes, c'est les règles, sûrement les règles du jeu. En même temps que je faisais du social je peux quand même prendre des cours de philo, donc il est bizarrement j'ai pris deux cours sur la philosophie du loi, donc c'est intéressant parce que ça va amener beaucoup à réfléchir du droit. En question… Donc, je vois beaucoup de parallèles quand même, ce que je trouve que c'était bien, c'est premièrement que j'ai fais déjà un premier bac avant d'aller étudier le droit. Je trouvais que ça m'a donné une certaine maturité que j'ai trouvé très bien et c'était vraiment un choix, je n'ai pas un endroit directement à 19 ans, je me sens que c'est trop tôt. Aussi d'avoir une belle expérience universitaire avant, soyons clair qu'on travaille aussi extrêmement fort en droit encore. Mais il y a aussi cette notion de pouvoir une belle base et avoir d'autres connaissances que l'on peut en effet utiliser dans la pratique du droit. Initialement, j'avais pensé de faire du droit criminel que je n'ai pas fait finalement, ce que tu peux voir sur mon CV, mais j'ai toujours beaucoup de curiosité de comprendre qu'est ce qui fait en sorte que les gens agissent de la façon qu'ils le font et pas nécessairement d'une façon individuelle, mais plutôt en société. Donc je pense que ça m'a beaucoup restez et ça fait en sorte que je transpose a sûrement sans que j'en aperçois de la façon peut-être que je gère mes équipes, la façon que je regarde un problème, la façon que je communique dans mon "dat-to-day". 

Nicolette Addesa: Le réseautage est un élément essentiel à un esprit entrepreneurial. Partager nos idées, rechercher des partenaires, recruter de nouveaux membres de l'équipe. Aujourd'hui plus que jamais, il est plus facile de réseauter avec les gens partout autour du monde. Je me demandais comment est-ce que vous procédez avec le réseautage?  Est-ce que c'est plus virtuel, plus en personnes? Parlons-nous à propos de cela.

Nadia Petrolito: D'accord. Alors je pense que c'est sûr qu'avec la pandémie tout a un peu changé, soyons clairs je pense que l'avant un réseau se faisait au bureau, un peu à l'extérieur mais maintenant on a cet avantage quand les choses se seront virtuellement, on peut avoir un réseau qui beaucoup plus grand et le plus important. C'est assez surprenant même à quel point l'on peut avoir un réseau qui est beaucoup plus vaste au sens même géographique, alors ça qu'est ce qui est super. Je trouve autant qu'en maintenant on vit en ce moment virtuel. Je crois que c'est important qu'on ne sous-estiment pas ce que ça veut dire avoir un bon réseau. D'avoir un bon réseau au bureau, c'est vraiment comprendre qui pourrait être un bon allié pour faire en sorte que on peut faire avancer certains dossiers, certains choses, certains missions, certains objectifs et je crois souvent on a cette notion que de faire un réseau et un peu à quelque chose de nocif, ce que je peux dire ça qui n'est pas très honnête, d'authentiques. Moi, en effet, j'ai cassé beaucoup ses idées maintenant pour moi parce que j'avais beaucoup cette idée là où est-ce qu'on parlait faire de réseau et je n'aime pas ça je trouvais ça un peu malsain. Mais quand le en à bord d'une façon qui est qui est vraiment très authentique et ca sens elle est sincère, puisqu'on le fait vraiment, parce que on veut faire avancer les choses on le fait en toute honnêteté et transparence on le fait ou est ce qu'on est vraiment des alliés même pour les autres qui on a réseau. Là, je trouve que c'est très différent, je trouve que c'est quelque chose qui est super sain qui est entraînant, très motivant. Donc j'encourage beaucoup les gens à penser en effet qui vraiment pourrait être mal habillés à l'interne à loi, interne à l'école, qui me motive, qui vous vous inspire, qui vous même peut-être vous admirez parce que ça fait partie du réseau. Un réseau est beaucoup plus de juste avoir des contacts bien là pour faire des choses! Ça fait en sorte qu'on peut être mentoré, coacher dans le réseau peut comprendre beaucoup de choses. Donc j'invite les gens à vraiment réfléchir à nouveau, peut être repenser à ce que ça veut dire "faire un réseau interne". 

Nicolette Addesa: J'aime beaucoup l'idée de repenser l'aspect du réseautage et de voir ca - moins comme un réseau, mais plus comme un système pour vraiment faire avancer le travail plus efficacement, c'est une belle idée.

Nadia Petrolito: Oui, exactement Nicolette. Une chance de ces moments comme ça qu'il faut le voir.

Nicolette Addesa: En mars 2020, le monde a beaucoup changé. On en a déjà un peu parlé. Puis être entrepreneur signifie souvent avoir les nerfs solides et ne pas laisser les contretemps nous arrêter. Pouvez-vous partager un obstacle ou un problème inattendu que vous avez rencontrées et comment l'avez-vous surmonté?

Nadia Petrolito: Alors, si on pense carrière au complet, mon plus grand obstacle c'est moi même un peu, mais c'est l'ennui en particulier. Donc je suis une personne qui s'ennuie très vite et pas parce que je perde tout fait c'est pas ça qu'est ce que je veux dire c'est juste que j'aime beaucoup à voir des nouveaux défis.

Quand on parle beaucoup de créativité avant de créative de devoir, de trouver des solutions à différents problèmes, donc j'aime beaucoup m'insérer dans différents domaines dont pourquoi c'était vraiment très bénéfique et super motivant pour moi être différentes choses dans mon rôle précédente, comme le disait en droit commun, communication à l'éthique, je vais même touché le développement durable. C'est vraiment super motivant pour moi parce que tous les jours c'était quelque chose de différent.

Si on parle de pandémie par contre, je pense qu'il faut pas ignorer, c'était comment bien gérer les gens à distance. Donc ça j'y trouvais quand même très difficile parce que je ne suis pas du tout un "micro-manager" et je joue plus dans le "macro-manager" et j'ai beaucoup de confiance dans les gens avec qui je travaille, donc c'était passé tellement c'est un problème, mais c'est de faire des suivis qui sont percutantes, pertinentes qui pouvait les motiver aussi parce que soyons clair que de toujours être devant un écran, vous en sorte que c'était très difficile de savoir ce que je les motive? Est-ce que ça se peut que peut-être ils sont démotivés? Est-ce que c'est difficile pour eux? Je trouvais qu'il fallait faire c'est vraiment faire des check-points, pas seulement sur le travail, mais sur la personne. Donc, souvent je commençais mes entretiens avec "Comment allez-vous? Comment est-ce que vous êtes? Qu'est ce que vous faites aujourd'hui? Est-ce que c'était difficile? Comment est-ce que vous sentez?" parce que je comment pouvez vous pas les voir de jour à jour? Dans un bureau on le voir. S'il est content, pas content, s'il est triste, si c'est quelque chose qui se passe, il pleure.

Mais, dans un monde virtuel comme ça, c'est bien avoir le contact, c'est difficile d'avoir cet entretien et ce bien pour les jours. Donc je partais toujours un peu comme ça et des fois j'ai pas pu faire beaucoup et ça c'est assez c'est un peu dommage, je vais essayer de faire aussi des moments plus sociale comme des cafés, des cocktails. Pour Noël, j'en ai envoyé tous à un souper à la maison, donc on a essayé de faire des choses un peu plus très grande mais c'était un plus difficile et puis je pense qu'il ya plein de personnes qui ont fait des trucs magnifique moi c'est peut-être, un peu plus basique. Mais je trouve que juste à voir ce petit check-point tous les jours, d'un point de vue plutôt humain a beaucoup aidé et je crois - je peux faire un sondage après avec mes équipes, mais vous savez ce que je pense. Pour moi, cela m'a beaucoup aidé.

Nicolette Addesa: Pour vous, avez vous pu prendre le temps pour vous même aussi? Pour moi ce serait un cauchemar de diriger à la fois la communication et le juridique, à tous d'en avoir devoir naviguer à une pandémie, comment avez-vous pris le temps pour vous?

Nadia Petrolito: Alors, c'est peut-être un défi constant que j'ai ou est-ce que je ne prends pas beaucoup de temps pour moi, il faut dire que c'était quelque chose que je fasse vraiment un effort pour que je réfléchisse avant, d'accord, il faut que je pense à moi. C'est sûr que je suis une personne par contre, très clairement dire, si je suis au travail le travail primé, jusqu'au moment qu' il ya quelque chose qui se passe dans ma famille et là ça va ma famille comme primé. Donc, il faut juste que je trouve des mots que je me dise bon c'est à dire qu'il y a un primé et ça me fait toujours un peu plus difficile. Donc en effet, je ne veux pas mentir, au début de la pandémie avec tellement d'instabilité, de truc, de moment très volatiles, j'ai trouvé ça assez difficile de travailler je crois d'une façon assez constante..

J'ai géré un bon trois semaines au tout début c'était dès 16 heures par jour, sept jours par semaine parce qu' il fallait vraiment reprendre, très clairement, le juridique et la communication qu'est ce qui se passe? Donc ça a pris beaucoup de temps, mais c'était encore une fois comme je disais, je suis une personne qui s'ennuie, cette hyper motivant, un stimulant. Donc le stress était un bon stress et ce n'est pas un stress problématique, donc sur ça je pense que peut-être j'étais fortunés parce que j'ai trouvé ça stimulant. Disons qu'est ce qui se passe est très tragique, un certain moment, je dis pas que ça c'était négligeable, mais pour ce qui est du travail j'ai trouvé être dans cette urgence approuvé ce – comme on dit en anglais, assez surprenant et motivant pour moi donc on apprend énormément dans ces moments là donc je pense que c'est qu'il faut prendre ces moments là comme les occasions, des opportunités de se mettre un peu au défilé voir qu'est ce qui se passe. On serait un peu surpris à quel niveau les choses qu'on peut atteindre. 

Nicolette Addesa: Tout au long de l'entrevue, vous avez donné plusieurs astuces. J'aimerais terminer avec la dernière question qui est: Quels conseils partageriez-vous à nos étudiants et étudiantes?

Nadia Petrolito: Je crois qu'on a fait beaucoup de recul, Nicolette. La chose que je me dirais c'est vraiment que je devrais prendre autant de défis possibles et de vraiment faire une expérience qui fait en sorte que je regarderai plein de domaines du droit. Je suis très contente que j'ai fait un bac - c'est quelque chose qu' on devrait pas négliger non plus - avant de faire mon droit parce que je pense que avoir 19 ans, c'est magnifique de commencé son droit à être ambitieuse ou ambitieux et de savoir-faire le droit, c'est aussi très bien. C'est très bien. Mais, par contre en même temps ce sera notre seule expérience universitaire, il faut pas négliger qu'être une étudiante à l'université peut avoir des bénéfices, je veux dire comme ça, vraiment super, vraiment social. Mais, on peut s'éclater, on peut avoir un peu d'expérience, on fréquentent de personnes, et déjà être tellement dédié… Je pense avec déjà une profession à l'âge de 19 ans, je trouve ça un peu jeune. Donc je trouve que j'ai une chance de pouvoir faire un bac avant et de continuer après ça, de fair mon bac en droit, et même aussi à la faculté d'Ottawa, qu'est-ce que j'ai aussi beaucoup aimé c'est que j'ai pris l'occasion de vraiment pris plein de différents domaines et pas choisi définitivement sur une chose. J'ai pris des cours plus ou moins en droit criminel parce que c'est ça que j'adore depuis longtemps, mais je ne suis pas juste concentré sur ça. J'ai pris des cours en le domaine du droit de l'environnement, même des cours de droit administratif parce que je pensais qui avait été obligé. Mais je trouve que c'est important qu'on touche à tout, c'est important qu'on touche à tout. Donc, c'est ça qu'est ce que je devrais comme conseil et j'espère que vous avez une vraie expérience pas seulement éducatif, mais aussi sociale et vivez pleinement ces années là, parce qu'ils passent trop vite. Je gère comme une vieille dame en disant ça mais vraiment des années qui passent trop vite.

Nicolette Addesa: Vous avez quand même raison. Moi aussi à l'université j'ai pris beaucoup de temps à participer au club ou au conseil étudiant. Il y a beaucoup d'opportunités de non seulement pratiquer les "hard skills" comme on dirait en anglais comme la théorie, mais aussi un peu des "soft skills" qui est plus social. Alors c'est un très bon conseil. Mais c'est tout pour les questions un peu plus sérieuses, maintenant on me reproche la partie un peu plus amicale de l'entrevue. Je vous posais des questions assez rapide, puis vous pouvez répondre avec la première chose qui nous vient à l'esprit.

Nadia Petrolito: D'accord, pas de problème. Oui!

Nicolette Addesa: Sucré ou salé?

Nadia Petrolito: Salé, définitivement.

Nicolette Addesa: Trop chaud ou trop froid?

Nadia Petrolito: Trop chaud.

Nicolette Addesa: Un appel téléphone ou un message texte?

Nadia Petrolito: Malheureusement, message texte, même si je préfère me régler au téléphone. [rire]

Nicolette Addesa: Extraverti ou introverti? 

Nadia Petrolito: Extraverti

Nicolette Addesa: Lève tôt ou couche tard?

Nadia Petrolito: Couche tard

Nicolette Addesa: Première chose que vous faites lorsque vous vous levez le matin?

Nadia Petrolito: Après dire un petit coucou à mon mari et ma fille, malheureusement je suis sur mon téléphone [rire]

Nicolette Addesa: Une chanson qui vous motive?

Nadia Petrolito: J'en ai deux, donc dépendra la décennie – donc une que j'adore quand même acquis de l'année quand j'ai gradué 1996, Virtual Insanity de Jamiroquai. Mais maintenant, je dirais plutôt, il ya une chanson de deux ans, Supercherie de M, que juste j'adore danser avec ma fille, alors c'est celle-la. 

Nicolette Addesa: Merci beaucoup Nadia de nous avoir accordé un peu de votre temps pour vos conseils, vos anecdotes. J'ai beaucoup appris de vous et je suis sûr que nos auditeurs en ont aussi. Merci beaucoup.

Nadia Petrolito: Merci beaucoup à vous Nicolette, ça fait vraiment plaisir

Nicolette Addesa: Merci beaucoup de vous être joindre à nous lors de cette capsule du Lien. Une série mettant en vedette les parcours entrepreneuriaux des diplômés et les amis de l'Université d'Ottawa. Si vous souhaitez entendre d'autres épisodes, abonnez-vous à cette chaîne et appuyez sur le bouton 'j'aime' où que vous soyez. Vous voulez en savoir plus sur le Carrefour de l'entrepreneuriat de l'Université d'Ottawa, l'Association des diplômés ou l'équipe des relations avec les diplômés? Visitez leur site web de la description de cet épisode. Merci d'avoir écouté cette capsule aujourd'hui et tissons ce lien à nouveau la semaine prochaine.

[musique]

English Translation

[music]

Nicolette Addesa: Welcome to this web series called The Link, highlighting the entrepreneurial journeys of University of Ottawa graduates from around the world. Stay tuned and find out how our guests from many different walks of life brought their ideas and passions to life. We'll explore the steps they took, the problems they overcame, and the lessons they learned.

My name is Nicolette Addesa, and I am a Communication Studies graduate from the University of Ottawa. I will be your host for this series.

Nadia Petrolito has been Vice President, General Counsel, Head of Communications, Ethics Correspondent, and Corporate Social Responsibility Coordinator at L'Oreal Canada since 2014.

She has been appointed Head of Global Legal Operations for the L'Oréal Group as of April 2021.

She has been a member of several boards and has mentored L'Oréal employees as well as other women outside the group. Nadia was named one of Canada's Most Powerful Women in 2017 and received the University of Ottawa's Order of Merit in 2021. Nadia joins us from Paris.

Hello Nadia. Thank you for being with us.

Nadia Petrolito: Hello, Nicolette. It's a pleasure.

Nicolette Addesa: You've spent the last 15 years at L'Oreal in Montreal. You quickly became Vice President of Legal Affairs, and then you were appointed both Head of Corporate Communications and Ethics Correspondent for L'Oréal Canada. So, here's my first question for you today. Like most entrepreneurs, you have multiple roles and assume many responsibilities. You studied law at the University of Ottawa. How did that contribute to your entrepreneurial spirit at work?

Nadia Petrolito: That's a great question, Nicolette. I think that when we are within a company, we tend to be more intrapreneurial than entrepreneurial. Nevertheless, I believe that entrepreneurship spirit is there. The experiences I've had before, including going to school at the University of Ottawa, helped me to acquire certain skills. Attending the University of Ottawa was pretty cool because it's in the capital city of Canada. It is a city that is both English and French-speaking. It's a city that attracts a lot of different people from all over since it is the capital. I believe that this had prepared me as I was now used to having different influences from a lot of people with different personalities. So, as an entrepreneur, as you say, I had to adapt. The idea of adaptation was most definitely born in Ottawa, and it has continued with me throughout my career.

Nicolette Addesa: With the numerous roles you hold, is there a particular element that you carry with you? I, for example, like to be creative in the way I work. Is that something you value as well?

Nadia Petrolito: Absolutely. I already held these three positions when I was in Canada. Now that I'm in Paris, I have a new role - I'm the Head of Legal Operations; I'm in charge of everything that has to do with legal operations globally. God knows creativity plays a huge part in what we do, especially at L'Oréal.

As you can imagine, the field itself, namely: cosmetics, beauty, is an extremely creative one. Even if we are a cost center, let's be very clear about this, the legal department is a cost center, I think we must always think out of the box. We must try to see how we can adapt to the business. That's what I find so exciting and motivating about being a lawyer at a place like L'Oréal. You don't just have to be an expert in your field, you have to go beyond that and try to be a true business partner. You have to find creative solutions, always within the rule of the law, but much more creative than perhaps elsewhere.

Nicolette Addesa: I believe that running a department is much like running a small business. It requires thinking outside the box, it requires speed in execution, it even requires adopting an agile approach. So, I understand how creativity can fit in there. Maybe you can talk a little more about yourself. If I remember correctly, your parents immigrated to Canada, and you grew up in Montreal. Is that correct?

Nadia Petrolito: Yes, that is correct.

Nicolette Addesa: How has that influenced the way you approach your work?

Nadia Petrolito: It's kind of funny, Nicolette. Today, I was talking to a colleague of mine; whose parents also immigrated, so that's a very good question. Having immigrant parents greatly influences our work ethics. These are people who came to a new country seeking a better life, seeking different things, seeking better jobs, seeking different experiences. How we raise or educate our children as immigrants is quite different from native-born people.

My parents were pretty strict. They were both Italians and Sicilians. I owe them a lot. It's also because of them that I have such strong work ethics, authenticity, and sincerity in the way I manage my teams or even in the way I manage my work, with much generosity, strangely enough. My father, taught me a lot about generosity, and my mother taught me about being truthful and— Having immigrant parents is a big advantage for me. I do think that we benefit a lot from the duality of having parents from outside the country and living in a country that's not exactly our own.

What is quite interesting for me now is that I am in the process of immigrating with my husband to France. My daughter will now also have immigrant parents. It will be a little different

because my husband is, indeed, French and I am Italian. We are already European citizens, but it is still a beautiful new challenge and adventure. I can't wait to see what will happen in the future.

Nicolette Addesa: Before you started studying law, you studied sociology. How has that contributed to your entrepreneurial spirit and the way you work with people?

Nadia Petrolito: I believe that there are a lot of similarities between sociology and law. Why am I saying this? It's because sociology is the practice and study of a society: its behaviors, what makes people act a certain way. It's norms. It's about studying the rules of the game.

While I was studying social studies, I was also taking philosophy classes. Oddly enough, I had taken two courses on the philosophy of law. It was quite interesting because it made me think a lot about the law. I could see a lot of similarities. What I think was good is that, first of all, I completed a Bachelor's degree before I went to law school. I found that it gave me some maturity, which I think was a good thing. I made that choice because I didn't want to go to law school at 19. It seemed too early to me. Also, I wanted to have a good university experience before, because, in law school, the workload is overwhelming. But it was also to have a good base and to have other knowledge that can be used in the practice of law.

Initially, I wanted to do criminal law, which I didn't do, as you can see from my CV, but I've always been very curious to understand what makes people act the way they do, not necessarily individually, but rather as a society. I think that this has stayed with me and has influenced me - probably without me realizing it - in the way I manage my teams, in the way I look at a problem, in the way I communicate in my day-to-day life. I guess.

Nicolette Addesa: Networking is an essential part of being an entrepreneur, whether for sharing ideas, looking for partners, or recruiting new team members. Today more than ever, it's easier to network with people all over the world. I was wondering how you go about networking? Do you do it virtually or in person? Tell us a little bit about that.

Nadia Petrolito: Okay. Obviously, with this pandemic, everything has changed. In the past, a lot of networking was done in the office, and a little bit outside the office. Now, we have the advantage that things are done virtually, so we can have a network that is much bigger and much more important. It's quite amazing how much larger, geographically speaking, a network can now be. That's what's so tempting about living in this hybrid and virtual world. It's important that we don't underestimate what it means to have a good network. Having a good network at the office is truly understanding who could be a good ally to ensure that certain files, certain things, certain ambitions, certain objectives are achieved. A lot of times, we have this notion that networking is kind of a negative thing or a– How can I say this? That it's not honest and genuine. I've had to shake off a lot of these ideas myself, because I used to have this view about networking; I didn't like it. I used to think it was wrong, but when we approach it in a way that is truly authentic and sincere, or when we do it because we want to help things move forward, and we do it in all honesty and transparency, or when we are truly allies with those who are part of our network, then I find it quite interesting. It becomes something super healthy, empowering, and very motivating. I strongly encourage people to think about who truly could be an ally within a company, or even within a school. Who motivates you, who inspires you, and maybe who do you admire, because that's part of a network as well. Networking is much more than just having contacts to help you get things done. It means that you can be mentored, coached. With a network, you can learn a lot of things. I would invite people to rethink this concept of what it means to network internally.

Nicolette Addesa: I like the idea of rethinking the whole concept of networking  and seeing it less as a network, but more as a system to get work done more effectively. That's a great idea. Thank you.

Nadia Petrolito: Exactly, Nicolette. I think that's how we should look at it.

Nicolette Addesa: In March 2020, our world changed a lot. We've talked about that already. Being an entrepreneur often means having nerves of steel and not letting setbacks stop us. Can you share an unexpected obstacle or problem you encountered and how you overcame it?

Nadia Petrolito: In terms of my career as a whole, my biggest obstacle is myself, especially because I get bored. I get bored quickly, and not because I pick up on everything quickly. That's not what I mean. It's just that I love having new challenges.

We have talked a lot about creativity, about being creative, about finding solutions to different problems. I love stepping into different fields, so that's why it's been so beneficial and super motivating for me to do different things in my previous role - like law, communication, ethics. I even got to touch on sustainability. That was super motivating for me because every day was something different.

In terms of the pandemic, the challenge that should not be overlooked was managing people from a distance. I found that very difficult because I'm not a micromanager at all, I'm much more into macromanagement. I have a lot of trust in the people I work with, so that wasn't exactly the problem. The problem was to do meaningful, relevant, and motivating follow-ups. Because being in front of a screen all the time made it hard to know whether or not I was motivating them. Maybe they were not motivated? Was it difficult for them? I found that what I needed to do was to do checkpoints, not just about the work, but about the person. Often, I would start all my meetings with, "How are you doing? What are you doing today? Was it difficult? How are you feeling?" since we couldn't see them every day. In an office setting, we could see if they were happy, not happy, sad, or if something was wrong, or if they were crying.

In such a virtual world, it's a good way to keep in contact, but it's much more difficult to have those conversations and those connections every day. So that's what I'd be doing.

Sometimes I wasn't able to do much, and that's a bit of a shame. But I try to organize more social events, like coffee and cocktails meetups. For Christmas, I sent them all home for dinner.

We tried to make things a little more lively, but it was hard. I think there are a lot of people who did wonderful things. For me, it was maybe a little bit basic, but I think that just having those checkpoints every day, from a human point of view, helped a lot, I dare to believe. I didn't survey my teams, but that's what I think happened. For me, it helped a lot.

Nicolette Addesa: Were you able to make time for yourself? For me, it would be a nightmare to run both communication and legal departments. While having to navigate through a pandemic.How did you make time for yourself?

Nadia Petrolito: That’s been a constant challenge I have where I don't take much time for myself. I have to make an effort and say, "Okay, I need to think about myself." I have certain priorities that are quite clear. How can I put it? If I'm at work, work will come first until something comes up in my family. Then, my family will take first place. I just have to find those moments when I can say, "Nadia will come first." That's always a little bit harder. I'm not going to lie.

At the beginning of the pandemic, there was so much instability, so many volatile moments. It was quite difficult for me. We were working pretty much constantly; For a good three

weeks, at the very beginning, we worked 16 hours a day, 7 days a week, because we had to take over the legal, and the communication departments. It took a lot of time, but it was again– Like I said, l get bored. So, I found it hyper-motivating and exciting. It was good stress. It wasn't bad stress that could be problematic. With that, I think maybe I was fortunate because I found it stimulating. Of course, what was going on was quite tragic. I am not saying that it was insignificant, but as far as work was concerned, I found that being in this emergency and uncertain situation was quite interesting and motivating for me.

We learn a lot in these moments. I believe that we should take these moments as opportunities to challenge ourselves a little and see what happens. We'd be amazed at what we can achieve.

Nicolette Addesa: Throughout this interview, you have given us several tips. I'd like to end with the last question which is: What advice would you give to our students?

Nadia Petrolito: The one thing I would say to myself, Nicolette, when I look back, is that I should take on as many challenges as I can and try to do something that will make me explore a lot of different avenues in law. I'm so glad that I did a bachelor's degree - that's something that shouldn't be overlooked either - before I did my law.

Starting law school at the age of 19, being ambitious, and knowing what to do early on is great. It's a great thing. But at the same time, that's going to be our only college experience. You have to remember that being a college student can have some great benefits, even in terms of your social life. You can have fun, you can have great experiences, you can meet a lot of people. Being so committed to a profession at the age of 19, it's a bit young. I was incredibly lucky to be able to do a bachelor's degree before I went on to do a law degree. What I also liked about Ottawa Law School was that I got to try out a lot of different fields and not settle on one thing. I took some criminal law courses because that's what I used to love, but I didn't just focus on that one thing. I still studied other areas, like environmental law. Even administrative law, because I thought that it was mandatory. I think it's important that we cover everything. That's what I would give as advice, "Use this as a true experience, not only in terms of education, but also socially, and live these years to the fullest because they go by rapidly." I sound like an old lady saying this, but really, it goes by too fast.

Nicolette Addesa: You are so right. I too in college took a lot of time to be involved in clubs or student councils. There are a lot of opportunities, not only to practice hard skills, which is the theory, but also a few soft skills, which are more social.

Nadia Petrolito: That's very good advice.

Nicolette Addesa: That's it for the serious questions. Now we're headed into the slightly more fun part of the interview. I'm going to ask you quick questions. You can answer with the first thing that comes to mind.

Nadia Petrolito: Great, no problem.

Nicolette Addesa: Sweet or salty?

Nadia Petrolito: Salty.

Nicolette Addesa: Too hot or too cold?

Nadia Petrolito: Too hot.

Nicolette Addesa: A phone call or text message?

Nadia Petrolito: Unfortunately, text messages, although I would prefer phone calls sometimes.

Nicolette Addesa: Introvert or extrovert?

Nadia Petrolito: Extrovert.

Nicolette Addesa: Early riser or late sleeper?

Nadia Petrolito: Late sleeper.

Nicolette Addesa: First thing you do when you get up in the morning?

Nadia Petrolito: After saying a quick hello to my husband and daughter, unfortunately, I'm on my phone.

Nicolette Addesa: A song that motivates you?

Nadia Petrolito: I have two, depending on the decade. This is gonna make me look old. One song I love, which is from the year I graduated, 1996, is Virtual Insanity by Jamiroquai.

Now, there's a song from two years ago, Supercherie by M, which I love to dance to with my daughter. That would be the one.

Nicolette Addesa: Thank you very much, Nadia, for giving us a little bit of your time, for your advice, your anecdotes. I have learned a lot from you, and I am sure our listeners have too. Thank you very much.

Nadia Petrolito: Thank you very much, Nicolette. It was my pleasure.

Nicolette Addesa: Thank you so much for joining us on this Link episode, a series featuring the entrepreneurial journeys of University of Ottawa graduates and friends. If you'd like to listen to more episodes, subscribe to this channel and hit the "Like" button wherever you are.

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Thank you for listening to this clip today, and let's link up again soon.

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